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Sommaire

Récupérateur à plaques dans
un caisson de traitement d’air.
L’air neuf de ventilation, après avoir été porté à la température de confort à l’intérieur du bâtiment, est rejeté à l’extérieur alors qu’il possède un niveau énergétique supérieur à l’air extérieur que l’on introduit. On parle d’une enthalpie (un contenu en chaleur) plus importante que l’air extérieur.
L’idée est de transférer cette chaleur de l’air extrait vers l’air neuf. On peut ainsi arriver à une récupération de 50 .. 95 % du budget de chauffage de l’air de ventilation.
| Pour estimer le gain réalisable par le placement d’un récupérateur de chaleur, cliquez ici ! |
| Exemple.
Calculons l’énergie contenue dans 1 m³ d’air rejeté à l’extérieur. Soit de l’air à 22°C rejeté à l’extérieur où il fait 6°C. La quantité de chaleur Q contenue dans ce m³ d’air rejeté est égale au produit du volume d’air par la chaleur volumique de l’air (0,34 Wh/m³°C) et par l’écart de température entre l’air rejeté et l’air à l’extérieur (ΔT). Q = 0,34 [Wh/m³°C] x 1 [m³] x (22[°C] – 6[°C]) = 5,4 Wh. En fait, l’énergie perdue est proportionnelle à l’écart de température et au taux d’humidité :
Plus l’énergie contenue dans l’air rejeté est grande. Calculons l’énergie rejetée par heure par un groupe de ventilation ayant un débit de 10 000 m³/h. Supposons que cet air de ventilation doit être simplement chauffé, et qu’il n’y a pas de contrôle d’humidité. Ce groupe rejettera donc toutes les heures un potentiel énergétique de : Énergie rejetée par heure : 5,4 [W/(m³/h)] x 10 000 [m³/h] = 54 [kWh] Si le chauffage de l’air est assuré par une installation au mazout dont le rendement est de 70 % (rendement d’installation moyen), cela représente un équivalent combustible de : 54 [kWh] / 0,7 x 10 [kWh/litre] = 7,7 [litres] Un récupérateur de chaleur sur l’air extrait permet, en gros, de récupérer 50 % de cette consommation (certains récupérateurs permettent de récupérer 75 .. 95 % de cette consommation), soit l’équivalent de 3,6 litres ou 2,24 € (à 0,622 €/litre) par heure de fonctionnement.
Installation sans récupération.
Installation avec récupération. |
Il existe 4 types de récupérateurs :
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Les échangeurs à plaques (simples ou doubles, avec refroidissement adiabatique indirect). |
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Les échangeurs à eau glycolée (simples ou à haute performance). |
Les échangeurs à régénération (roues, à clapets simples ou multiples). |
Nous reprenons ci-après les critères de choix entre ces différents types de récupérateur.
En fonction du type de système, le rendement de récupération varie de 50 à 95 %.
La rentabilité du récupérateur résulte de la comparaison entre « le bénéfice », c’est-à-dire, le coût de l’énergie récupérée, et « les dépenses », c’est-à-dire :
Comme on le voit, il est difficile de tirer des règles générales quant à la rentabilité d’un récupérateur, ni quant à la performance du récupérateur à installer. Sans compter qu’il reste un point délicat dans le calcul de la rentabilité du fait des conditions de fonctionnement essentiellement variables de la ventilation.
L’optimalisation consiste à rechercher, parmi plusieurs solutions techniques applicables à la situation concernée, l’équipement présentant le temps de retour le plus court et/ou l’économie maximale. Une étude devra ainsi être menée par le concepteur tenant compte :
| Exemple simplifié.
Envisageons ici un exemple de calcul succinct de rentabilité : Soit une installation de ventilation assurant un débit de 10 000 m³/h et fonctionnant en tout air neuf 10 h par jour (de 8 h à 18 h), 5 jours par semaine et 35 semaines par saison de chauffe, soit 1 750 h. Économie d’énergie La température intérieure est de 22°C. L’énergie nécessaire au chauffage de l’air neuf est de (8°C = température moyenne extérieure diurne durant la saison de chauffe et 0,8 est le rendement de l’installation de chauffage) : 0,34 [Wh/m³.°C] x 10 000 [m³/h] x (22 [°C] – 8 [°C]) soit un récupérateur dont le rendement de récupération est de 50 %. Cela implique une énergie récupérée de 52 062 kWh/an ou 5 200 litres fuel ou 3 234 €/an (à 0,622 €/litre). Augmentation de la consommation électrique La puissance électrique des ventilateurs GP et GE de l’installation de base est de : 0,4 [W/(m³/h)], soit 4 [kW]. Le placement du récupérateur entraîne une augmentation des pertes de charge et donc une augmentation de la puissance des ventilateurs pour maintenir le même débit : Puissance électrique des ventilateurs GP et GE avec récupérateur = 5,7 kW. Ainsi qu’une consommation électrique d’auxiliaire pour la circulation du fluide caloporteur : Puissance de la pompe de circulation = 0,3 kW. Le supplément de consommation électrique sera donc de : 5,7 [kW] + 0,3 [kW] – 4 [kW] = 2 [kW] x 1 750 [h] = 3 500 [kWh/an] soit à 0,16 [€/kWh] (consommation de jour) = 560 [€/an]. L’économie annuelle réelle est donc de 3 234 [€/an] – 560 [€/an] = 2674 [€/an]. Investissement Si on ne tient compte que du récupérateur et de son placement, on peut estimer l’investissement à 6 250 €. Le temps de retour est donc de : 6 250 [€] / 2674 [€/an] = 2,4 [ans] On observe que la rentabilité est très dépendante du prix de revient du kWh thermique. |
Même si un récupérateur n’est pas toujours rentable dans le sens des financiers qui exigent un retour de 3 ans, en aucun cas un récupérateur ne représente pas une dépense, puisqu’il se récupère toujours sur sa durée de vie par les économies d’énergie générées. Investissons donc dans la technologie plutôt que dans le combustible…
De plus, quel est le financier qui s’engagerait sur le prix de l’énergie dans 20 ans ? Pour une nouvelle installation, le placement d’un récupérateur représente un investissement raisonnable.
C’est pourquoi, aujourd’hui l’installation d’un récupérateur de chaleur sur l’air extrait d’une installation de ventilation double flux est systématique si le débit d’air neuf du groupe de pulsion dépasse 10 000 m³/h en usage diurne (10 heures par jour, 5 jours par semaine) ou 4 000 m³/h en usage continu. On peut même conseiller l’installation à partir de débits de l’ordre de 5 000 m³/h en usage diurne ou 2 000 m³/h en usage continu.
Un récupérateur de chaleur sera d’autant plus rentable qu’il permet de récupérer la chaleur sensible et la chaleur latente (« chaleur d’humidification ») de l’air extrait.
L’humidification de l’air neuf en hiver est énergivore (on peut estimer que l’humidification est responsable de 25 % la consommation liée au traitement de l’air neuf en hiver).
Ainsi lorsque l’air neuf doit être humidifié, on a tout intérêt à ce que l’on puisse récupérer l’humidité de l’air extrait. Cela permet de réduire la taille de l’humidificateur et améliore la rentabilité du récupérateur.
Cette récupération de l’humidité n’est possible qu’avec les récupérateurs par accumulation (roue hygroscopique échangeur à régénération) ou le recyclage de l’air extrait (caisson de mélange). Cependant, ces récupérateurs ne sont admis que si on peut admettre un risque de contamination de l’air neuf par l’air extrait.
On peut aussi récupérer la chaleur latente contenue dans l’air extrait en condensant la vapeur d’eau qu’elle contient, ce que font les autres récupérateurs. La récupération et donc la rentabilité du récupérateur est d’autant plus importante que l’air extrait :
Pour illustrer cela, prenons comme l’exemple d’une récupération faite sur trois types d’air différents :
Par exemple, considérons que l’air extérieur possède les caractéristiques moyennes suivantes :
| Température | Humidité relative | Enthalpie |
| 6°C | 90 % | 19 [kJ/kg] |
Prenons trois types d’air intérieur :
| Température | Humidité relative | Enthalpie | ||
| 1° | Air intérieur très sec. | 20°C | 35 % | 33 [kJ/kg] |
| 2° | Air intérieur normal (bureaux). | 20°C | 60 % | 42 [kJ/kg] |
| 3° | Air intérieur très humide (piscines). | 28°C | 65 % | 68 [kJ/kg] |
En comparant les enthalpies entre air entrant et air sortant, et en tablant sur une récupération moyenne de 50 %, on obtient :
| Écart d’enthalpie | Récupération de chaleur uniquement | Récupération de chaleur et d’humidité | ||
| 1° | Air intérieur très sec. | 14 [kJ/kg] | 7 [kJ/kg] | 7 [kJ/kg] |
| 2° | Air intérieur normal (bureaux). | 23 [kJ/kg] | 7 [kJ/kg] | 11,5 [kJ/kg] |
| 3° | Air intérieur très humide (piscines). | 49 [kJ/kg] | 7 [kJ/kg] | 24,5 [kJ/kg] |
La connaissance des caractéristiques de la source de chaleur (température et humidité ) joue donc un rôle essentiel lors du choix de la récupération.
Tous les types de récupérateur ne permettent pas la même quantité d’énergie récupérée.
| Efficacité thermique des récupérateurs | |
| Échangeur à plaques | 50 .. 85 % |
| Échangeur à eau glycolée | 40 .. 80 % |
| Caloduc | 50 .. 60 % |
| Échangeur par accumulation | 75 .. 95 % |
En fonction de l’énergie récupérée et de l’investissement à consentir, la rentabilité de chaque type de récupérateur varie en fonction du débit d’air à traiter. Ainsi, pour les faibles débits (… 5 000 m³/h …), ce sont les échangeurs à plaques simples qui sont les plus rentables. Les échangeurs par accumulation sont quant à eux fort onéreux pour les petites installations. Il n’en va pas de même pour les plus grosses installations (… 20 000 m³/h …) pour lesquelles ils deviennent plus que concurrentiels.
Cela montre qu’il est intéressant lors de chaque projet d’envisager attentivement différents types d’installation et d’en évaluer la rentabilité.
L’encombrement et le coût (coût supplémentaire du groupe de traitement d’air) sont des facteurs non négligeables dans le choix d’un système de récupération (n’oublions pas qu’il faut aussi prévoir un filtre sur l’air extrait pour protéger la batterie !).
À titre d’exemple, on donne dans le tableau ci-dessous l’encombrement relatif des différents systèmes de récupération, pour un même débit d’air de 10 000 m³
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Type de récupérateur |
Boucle à eau glycolée | Échangeur à plaques | Caloduc | Échangeur par accumulation |
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Encombrement spécifique en m pour 10 000 m3/h |
0,5 – 1 | 1,5 – 2 | 0,5 | 0,5 – 2 |
On remarque que c’est l’échangeur à plaques qui prend le plus de place. Si l’utilisateur opte pour ce type d’échangeur, il doit tenir compte de l’espace dont il dispose sachant que ce type d’échangeur peut prendre deux à trois fois plus de place.
De plus il faut prévoir également un espace suffisant permettant la maintenance de l’installation.
La proximité des circuits de pulsion et d’extraction peut aussi être un facteur favorisant le choix d’un type de récupérateur.
Si les conduits d’extraction et de pulsion sont éloignés et difficilement rapprochables, on choisira alors un récupérateur à eau glycolée.
Le recyclage de l’air est sans conteste la technique la plus rentable en matière de récupération de la chaleur de l’air. Cependant, les attentes toujours plus exigeantes en ventilation et en qualité d’air entraînent des débits d’air neuf en hausse et parfois un sentiment de réticence s’installe quant à la sécurité du recyclage.
Ceci dit, on voit de plus en plus de nouveaux projets de conception de zones à risque de contamination élevé prévue avec recyclage. L’argument en faveur d’un recyclage de l’air est qu’en phase aseptique (la plupart du temps) une filtration terminale bien suivie suffit à garantir une qualité d’air excellente. De plus, le réseau de ventilation étant dédicacé à une seule zone de même activité on craint moins les contaminations croisées responsables d’infections nosocomiales.
Par contre, dans les zones à risque de contamination faible, le risque de contamination croisée, lui, n’est pas négligeable par le fait que la centrale de traitement d’air dessert plusieurs zones à activités différentes.
Dans cette optique, les systèmes de récupération sans recyclage (à savoir, l’échangeur à eau glycolée, l’échangeur à plaques, l’échangeur à caloduc) offrent un plus grand intérêt et proposent une récupération sans contact entre air neuf et air vicié, donc sans contamination possible. Notons cependant que pour les échangeurs à plaques, un contact entre l’air vicié et l’air neuf peut se produire en cas de détérioration de l’échangeur par corrosion par exemple. Il est donc à éviter dans les zones sensibles, comme dans les zones hospitalières à contamination contrôlées.
Les systèmes de récupération par accumulation ne conviennent pas, lorsque la qualité d’air est une exigence prioritaire. En effet, ils présentent tous un risque d’injection d’air vicié dans l’air pulsé. On parle de « cross-over ». Celui-ci est cependant différent en fonction des systèmes :
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Type de récupérateur |
Risque de contamination des flux d’air |
| Échangeur à plaques. | Faible. |
| Échangeur à eau glycolée. | Nul. |
| Caloduc. | Nul. |
| Échangeur rotatif. | Probable. |
| Régénérateur à clapet unique. | Certain – dépend de la taille du conduit d’extraction en aval de récupérateur. |
| Régénérateur à clapets multiples. | Certain – 3 % d’air recyclé. |
Tous les types de récupérateurs nécessitent un système de régulation :
Du type de régulation dépendra, entre autres, la possibilité de réduire la puissance des batteries de chauffe, des chaudières et des humidificateurs, ce qui a une influence non négligeable sur l’investissement total et donc sur la rentabilité du récupérateur.
Si la régulation entraîne un arrêt de la récupération lorsque du givre apparaît, c’est-à-dire pour les températures les plus froides, il est hors de question de réduire la puissance des batteries de chauffe puisque lorsque les besoins de chauffe sont maximaux, le récupérateur est inopérant.
Il est cependant possible de contourner ce problème :
Pour les autres systèmes, voici les modes de régulation possible :

Technique de dégivrage par recyclage.
Notons en outre que lorsque le bâtiment comporte de nombreux groupes, on peut miser sur la non simultanéité des risques de givre sur chaque groupe pour limiter les coefficients de sécurité pris sur le dimensionnement des chaudières et peut-être ainsi diminuer légèrement l’investissement total même si le mode de régulation des récupérateurs empêche de réduire la puissance de chaque batterie de chauffe.
Lorsque des besoins en refroidissement se font ressentir pour des températures extérieures relativement fraîches, il est intéressant de réduire la récupération de chaleur pour éviter la surchauffe et profiter au maximum du free cooling.
Les solutions suivantes sont envisageables (suivants les cas) :

Régulation de la puissance de récupération
par bypass de la batterie réchauffant l’air neuf.

Régulation de la puissance de récupération
par recyclage d’une partie de l’air rejeté.

Régulation de la puissance de récupération
par modification du débit de fluide caloporteur (échangeur à eau glycolée).
Ici aussi, il est préférable d’adopter une régulation modulante de la récupération. En effet, si la récupération était purement et simplement mise à l’arrêt à partir d’une certaine température extérieure, l’air neuf risque, en fonction de cette température, d’être pulsé à trop froid et imposer le recours à une batterie de chauffe.
Il existe également sur le marché des récupérateurs à plaque dits « à refroidissement adiabatique indirect ». Dans ceux-ci, l’air extrait est refroidi par évaporation (de l’eau est pulvérisée dans le flux d’air extrait). Celui-ci refroidit à son tour l’air neuf pulsé, ce qui permet d’augmenter la période pendant laquelle on peut pratiquer du free cooling et d’éviter le recours à une batterie froide.
Dans ce cas la régulation suivra la séquence suivante en fonction de l’augmentation de la température extérieure et des besoins en refroidissement :
En fonction du type de régulation appliqué, on a le choix entre :
Cette seconde possibilité est préférable.
On l’a vu, dans certaines situations, la régulation modulante permet de tenir compte de la présence du récupérateur dans le dimensionnement des équipements de chauffe.
Elle augmente, par la même occasion, les périodes de récupération et donc la quantité totale d’énergie récupérée durant l’année. Cela se visualise très bien sur les courbes des températures cumulées reprises ci-après.
Sur ces courbes, la surface colorée correspond à l’énergie annuelle récupérée. On voit très bien le nombre d’heures supplémentaires de récupération que l’on peut obtenir avec une régulation modulante par rapport à une régulation tout ou rien.
Cependant, d’une manière générale, les régulations modulantes sont évidemment plus coûteuses.

Réglage par by-pass du récupérateur
lorsque T° air neuf < – 3°C et T° air neuf sortie > 18°C.

Réglage progressif lorsque tair neuf < – 3°C et tair neuf sortie > 18°C .
La maintenance du système de récupération de chaleur est un point important qui contribue à atteindre les gains d’énergie annoncés sur la durée de vie de l’équipement.
Les différents systèmes de récupération nécessitent chacun une maintenance bien spécifique, qui est fonction de leur technologie.
Le tableau ci-dessous donne pour chaque type de récupérateur les différents points à contrôler lorsque l’on fait la maintenance
| Échangeur à boucle d’eau | ∇ | ||||
| Échangeur à plaques | ∇ | ||||
| Caloducs | ∇ | ||||
| Échangeur par accumulation | ∇ | ||||
| 1 | État des surfaces d’échange (nettoyage régulier) | X | X | X | X |
| 2 | Contrôle des éventuelles fuites d’air | ||||
| fuites externes | X | X | X | X | |
| fuites internes | X | X | X | ||
| fuites par turbulences | X | ||||
| fuites au niveau du clapet de by-pass | X | X | X | ||
| 3 | Contrôle de la régulation | ||||
| régulation à bascule | X | ||||
| régulation de la vitesse de rotation | X | ||||
| régulation sur le circuit caloporteur | X | ||||
| régulation du/des clapets de by-pass | X | X | X | ||
| régulation antigel | X | X | X | X | |
| 4 | Contrôle du fluide caloporteur | ||||
| contrôle de la teneur en antigel (glycol) | X | ||||
| contrôle du remplissage du circuit | X | X | |||
| contrôle du débit | X | ||||
| contrôle de la purge | X | ||||
On doit donc tenir compte lors du calcul de la rentabilité financière du système de récupération, que les coûts de maintenance sont différents d’un système à l’autre.
Pour s’assurer du maintien des performances de la récupération, il y aura lieu de prévoir un contrôle régulier du fonctionnement, par mesure des températures entrée – sortie du récupérateur et comparaison avec les performances annoncées par le constructeur dans la notice technique.
Le contrôle de l’état de propreté de l’équipement de récupération est primordial.
En effet, l’encrassement des surfaces d’échange aura deux conséquences néfastes sur la récupération :
C’est dans ce but qu’un filtre doit être placé sur l’extraction, en supplément de celui déjà existant sur la pulsion. Filtres dont l’entretien est à assurer.
À noter aussi qu’il faut prévoir suffisamment d’espace pour permettre un entretien correct de l’installation.
| Exemple.
Par exemple, dans le cas de l’échangeur à eau glycolée, pour changer le filtre et nettoyer l’échangeur on doit pouvoir disposer d’une longueur totale de 3,5 à 4 m, distance dont on ne dispose pas toujours pour l’installation d’où la nécessité de veiller préalablement à ce point. |
Le contrôle du vieillissement (présence de points de corrosion, présence de fuites) sera prévu annuellement ou lorsqu’une dérive de fonctionnement est constatée. Les réparations éventuelles seront réalisées le plus rapidement possible.
Dans le cadre de l’élaboration d’un projet, il est nécessaire d’avoir à l’esprit certaines questions :
Autant de questions et de réponses qui orienteront le choix final du récupérateur.
L’ordinogramme qui suit, basé sur les questions de principe de conception ci-avant, donne un premier canevas de solution :

(*) récupérateur rotatif à rotation lente avec raccordement adéquat du ventilateur.
(**) échangeur à circulation : prévoir une couche de protection sur l’échangeur de l’air évacué si celui-ci est agressif.
(1) Motif : mélange d’air recyclé, pas de système de récupération de chaleur, cependant la façon la plus fonctionnelle d’économiser de l’énergie.
(2) Motif : données de construction :
(3) Motif : toute sorte d’air évacué contaminé.
(4) Motif : échangeur à rotation rapide utilisable uniquement pour des petits débits d’air.
(5) Motif : quantité minimale d’air neuf par personne.
(6) Motif : air évacué non dangereux et peu chargé d’odeurs.
(7) Motif : air évacué chargé d’odeurs, contaminé, radioactif ou agressif. Pour des raisons de sécurité, séparation complète des gaines d’air neuf et d’air évacué. Egalement pour des raisons de panne (dommages de gel ou montage, vibrations, vieillissement des masses d’étanchéité, déformation des matières plastiques.
| Boucle à eau glycolée | Échangeur à plaques | Caloduc | Échangeur par accumulation | |
| Nécessité de placer les conduits d’air côtes-à-côtes | non | oui | oui | oui |
| Possibilité d’échange d’humidité | non | non | non | oui |
| Existence de pièces en mouvement (risque de panne) | oui | non | non | oui |
| Rendement en chaleur sensible | 40 – 80 % | 50 – 85 % | 50 – 60 % | 75 – 95 % |
| Encombrement spécifique en m pour 10 000 m³/h | 0,5 – 1 | 1,5 – 2 | 0,5 | 0,5 – 2 |
| Danger de gel | oui | oui | oui | non |
| Mélange entre l’air neuf et l’air vicié | non | non | non | oui |
| Perte de charge type en Pa | 150 – 250 | 120 – 250 | 180 | 150 |